1ère semaine : Grézieu-la-Varenne (Rhône) ⇢ Les Vastres (Haute-Loire)

Du 1er au 7 juillet 2017. Pour débuter un nouveau cycle, je prends le temps de rentrer chez moi : 900 km à pieds et en autonomie, Lyon – Balagué par les GR.

 J1 : Grézieu-la-Varenne ⇢ Saint-Martin-en-Haut

Départ de Grézieu-la-Varenne, un peu après 9h. Petite halte au marché de Vaugneray pour acheter du fromage de chèvre sec, j’erre un peu pour sortir du village et retrouver la route en direction de Saint-Laurent-Vaux. La petite tour est toujours là, souvenirs. Grignotages du matin : une barre, trois hémérocalles, un fromage de chèvre. Je vois la pluie arriver par le col de Malval, je reprends la marche après une petite pause.

Petite tour abandonnée en sortant de Vaugneray

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Pluie fine jusqu’à Yzeron, je m’arrête à un restaurant encore ouvert. Coca frites. Je pensais m’arrêter à l’auberge du Plat car mes épaules sont déjà endolories et la pluie s’intensifie, mais cette pause conviviale m’a requinquée, je repars avec ma casquette et mon poncho improvisé.

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Grosse dégoulinade dans la forêt. Je suis seule, les couleurs sont magnifiques. J’avance à bon train, la pluie s’arrête. Je parviens à récupérer le GR7 plus vite que prévu et trouve une lisière de champs de maïs / forêt pour m’installer pour la nuit.

Premier bivouac en lisière de champs

Cueillette, photos. Repas, les lentilles sont plus longues à cuire que ce que j’imaginais, patience… Salade de chénopode blanc, semoule semi-complète + lentilles + thym serpolet, thé au sorbier des oiseaux. Le ciel se dégage progressivement mais les bruits proches de Saint-Martin-en-Haut ne faiblissent pas…

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Il m’est difficile de rester seule en lisière après une semaine humainement chargée… Des au-revoir plein de paillettes, illuminant mes objets en périple. Marcher 20 km par jour reste encore la partie la plus facile du retour. Se reconnaître vidée de toute substance, être tentée de revenir en arrière pour jouer la sécurité de l’esprit tout en sachant pertinemment que cela me remettrait sous terre… Coincée dans la tente, puis dormir pour oublier.


J2 : Saint-Martin-en-Haut ⇢ Valfleury

Réveil sous l’ondée, petit déjeuner rapide dans la tente. Dormir en position fœtus est inconfortable, même avec le matelas. Les affaires sont humides et sûrement plus lourdes dans le sac. Les arbres ruissellent mais la pluie s’est arrêtée, je peux marcher sans poncho de fortune.

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Passage au Signal de Saint-André-la-Côte, chemins connus. Remplissage des gourdes presque vides au cimetière. Les épaules me refont mal rapidement.

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Arrêt au café de Sainte Catherine, petite pensée à Nico et à la virée moto un dimanche pluvieux. Grosse tentation de me poser dans du dur cette nuit, pour me reposer le dos et faire sécher mes affaires.

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L’après-midi est douce et ensoleillée, davantage de chemins en sous-bois. Je m’arrête au camping au-dessus de Sainte Catherine mais l’accueil est fermé. Je patiente en faisant des étirements puis décide de repartir sous le soleil. Je vais finalement faire pas mal de kilomètres en plus…

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Quelques promeneurs du dimanche sur les chemins. Cueillette de trèfle et de framboises. Après Saint-Christo-en-Jarez, je découvre des fèves et des pois coincés en bordure de champs d’orge.

 

Je remplis ma gourde chez un particulier, puis monte une crête et aperçois Saint-Chamond au loin. Trop de monde de partout, je continue pour poser ma tente plus loin…

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J’arrive à Ayats, et là, des chambres d’hôte. Je n’hésite pas longtemps, mon corps est fourbu. Je peux accéder à leur cuisine pour me préparer à manger : soupe, quart de pizza, semoule, bouillon de sorbier des oiseleurs et fleurs de sureau. Première ampoule découverte, je la perce doucement au couteau. Je m’endors à 21h dans un lit douillet.


J3 : Valfleury ⇢ La Jasserie

Nuit reposante. Je laisse mes hôtes après un rapide petit-déjeuner, j’emporte des petits muffins à la carotte. Le temps est encore un peu couvert avec de belles éclaircies, c’est parfait. La descente vers Saint-Chamond est rapide. De la lande et des pierres, de beaux chevaux, des lapins qui détalent.

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À Saint-Chamond, je dois redoubler de vigilance pour suivre les repères du GR7, beaucoup de signalisation. Je m’arrête faire quelques courses dans une supérette et discute avec la commerçante qui songe elle aussi à tout arrêter pour notamment voir davantage ses enfants. Je m’alourdis pas avec ces emplettes car je ne sais pas dans quelle mesure je trouverai de l’eau et des victuailles dans le Pilat : 50cl d’eau, Roudor, saucisson, thon, comté, baguette.

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L’ascension commence drue, je pique-nique dans une prairie au-dessus de la ville : dernier quart de pizza, sandwich au fromage, muffin. Je me suis aussi achetée un paquet de tabac à rouler et fume ma première cigarette en contemplant le chemin parcouru depuis ce matin.

Collines au-dessus de Saint-Chamond

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Je monte à bon rythme et alterne entre forêts mixtes, sapinières, bords de prairie. Je remplis mes gourdes au Planil. Dans la forêt, deux randonneurs me confirment que la Jasserie n’est plus très loin.

Digitale pourpre

« Putain une bière« . C’est ce mantra qui motive mon ascension finale, jusqu’à la Jasserie, haut-lieu du Pilat, sous le soleil et bardée comme une mule. Je vais devoir la mériter car les côtes se succèdent et je fais de plus en plus de pauses sous la chaleur.
Il y a quelques mois, j’avais identifié cette auberge comme point de chute pour deux jours de team building car on peut y randonner, boire, manger et dormir sur place. Finalement, j’y serai sans mes collègues et c’est bien dommage 🙂

Enfin les estives. J’arrive juste avant la fermeture et savoure une houblonnade esseulée sur la terrasse.

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Je repars pour trouver l’endroit idéal pour bivouaquer et déguster mon saucisson. Je trouve mon bonheur au milieu des pins et des tourbières. Le soleil tape encore fort, je m’installe et inaugure un arbre-étendage. Potage de semoule aux chénopodes et fenouil des Alpes, sandwich au saucisson, petit muffin.


J4 : La Jasserie ⇢ Saint-Régis-du-Coin

Le réveil sous la rosée est toujours difficile. Premier réveil à 6h, je tarde dans le duvet jusqu’à 8h. Quelques bouchées de muesli, je redescends à la Jasserie pour remplir ma gourde et laver les couverts. Je suis seule, des vaches au loin. Le rituel du rangement des affaires me rebute un peu mais il faut bien… Je reprends le chemin à deux à l’heure, les bretelles du sac me pèsent déjà. Fatigue générale, j’ai dormi en pointillés, peut-être pas assez mangé, et la rançon de l’effort d’hier ?

Table panoramique

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Je m’arrête à l’auberge du Chaubouret vers 11h, décidée à me reposer et surtout manger un repas complet bienvenu. Et recharger le téléphone, je n’ai pas pu appeler Alex hier, ça m’a manqué.

Petit coup de fil à un ami motard. Toujours pas tranché sur la possession / utilisation d’une moto. D’un côté, ce type de voyage et de culture continue à m’attirer, de l’autre, le bruit, l’odeur et la dépendance au pétrole est « contraire » à mes convictions plus récentes. La solution se trouve peut-être dans le test : il faudrait déjà que je passe le permis (au moins !) et l’essai de ce mode de déplacement. Je pourrai toujours changer d’avis ensuite.

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Les aubergistes sont presque impolis, le repas passable et cher mais cette pause m’a vraiment requinquée. Je repars 14h passé et mets 15 minutes à retrouver mon chemin sur le col. La suite, dans la forêt de conifères, est ombragée. Ces pistes forestières servant aussi de pistes de ski de fond me font vraiment penser à Bois Barbu.

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À Chaumasse, le paysage s’ouvre, je traverse de magnifiques prairies ensauvagées. Un peu plus loin, une pancarte au bord de la route indique une ferme équestre à 800 mètres. Je tente le coup, il est 18h passé. Je découvre le lieu accompagnée par un groupe de jeunes cavalières en stage. Le gérant me permet de poser ma tente devant le paddock et m’indique un point d’eau et des toilettes juste à côté. C’est royal ! J’en profite pour laver mes vêtements et pour me débarbouiller. Repas de fête : sandwich au fromage, soupe de semoule au thon et fenouil, tisane de lavande et de thym serpolet, petit gâteau. J’essaie de prendre des forces pour demain !

Camping à la ferme équestre

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Petit bobo au talon droit, un frottement à vif. Je tente un cataplasme au plantain.

Cataplasme de plaintain

J5 : Saint-Régis-du-Coin ⇢ Saint-Bonnet-le-Froid

Départ des Écrinelles peu avant 9h. C’est une belle matinée, il fait déjà chaud. J’essaie de manger davantage. Forme moyenne, j’ai une petite migraine des yeux qui traîne depuis hier soir, les tendons sont raides. La plaie du pied a l’air d’avoir un peu séché.

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La traversée du plateau est magnifique dès que le paysage s’ouvre, sinon forêt de résineux exploités et parcours de fond. J’ai mes règles depuis hier, il va falloir que je me ravitaille rapidement en tampons, barres de céréales, semoule, sel et potage.

Alternance de prairies et de forêts sur le plateau

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Halte à l’auberge du Tracol. Je kiffe les relais routiers sur les cols ! Accueil très convivial, je suis restée un peu plus d’une heure et j’ai l’impression malgré tout d’avoir séjourné deux jours ! Cuisine familiale, assiettes à la bonne taille, produits locaux. Je mange comme si j’avais faim… cela éclipse totalement mon expérience ratée de la veille. Merci à eux, je repars requinquée vers de plus hauts sommets.

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Ma petite allée forestière. Entre deux parcelles de forêt, une bande gazonnée coure. Quelques feuillus ont réussi à s’introduire entre les épicéas et repoussent la lisière. Les deux parcelles se frôlent, leurs caresses ondulent quand la brise survient. Par terre, l’herbe reste bien grasse et relativement courte, et protégés par cette vague verte, des semis d’arbre émergent.

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Après le col de Charousse, rien ne va plus. Les repères sont vieux et à moitié effacés. Pire, la dernière partie de la descente vers Saint-Bonnet-le-Froid me présente une forêt dégueulasse, récemment éventrée par les engins, des grumes en attente de partout. Là, les signes ont carrément disparu. Plus haut, je me suis trompée de chemin pour la première fois depuis le début de mon périple. Je suis colère, je suis fatigue et je donne malgré tout un dernier coup de collier et parviens ruisselante à Saint-Bonnet-le-Froid.

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Le petit village regorge de commerces et d’hébergements. Je pose mes affaires ne sachant que faire. Un homme arrive en camionnette et se gare entre un hôtel 3 étoiles et moi. Ne réfléchissant pas vraiment, je l’interpelle et lui demande s’il travaille ici. Il me répond par l’affirmative alors je lui dis que je cherche une chambre pour la nuit, fatiguée (il faut quand même que je précise que ma descente vers le village était motivée par deux choses : sortir de cette putain de forêt et trouver un lit pour me remettre de mes émotions). Aussi quand il me dit « Allons voir l’hôtesse à l’intérieur, on vous fera un prix », je suis prise au dépourvu par mon audace et ce que je suis en train de provoquer.

L’avantage des établissements 3 étoiles, restaurants comme hôtels, c’est que le personnel ne vous dévisage pas quand vous vous présentez en ayant porté les mêmes fringues pendant 3 jours et que vous ressemblez à un mammouth dans un magasin avec votre sac à dos de 30 litres bien tassés. L’homme et l’hôtesse font des messes basses puis il repart en me laissant guidée vers ma chambre, encore interloquée…

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Entrée taboulé aux plantes sauvages et gambas. La petite sauce à la courgette m’intrigue. C’est vraiment très bon. Il faut absolument que je creuse davantage la voie de la cuisine sauvage à mon retour.

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En feuilletant le livret de présentation de l’hôtel, je tombe sur une photo de l’homme m’ayant accueillie : il s’agit de Régis Marcon, l’un des associés et le chef du restaurant gastronomique du village… Je suis un peu éberluée par autant d’hospitalité… L’hospitalité, quoique j’en pensais, n’a décidément pas de frontière. Entre l’accueil de ce midi et celui de ce soir, je me sens gâtée. Cela me ferait presque oublier cette pénible fin d’après-midi.

Camping à l’hôtel

J6 : Saint-Bonnet-le-Froid ⇢ Devesset

Cadre reposant avec activité humaine à proximité : je crois que c’est définitivement ce qu’il me plaît le plus. Peu de passage mais la possibilité de discuter. Pouvoir observer la nature d’une terrasse, boire mon café au soleil avec le chant des oiseaux.

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Refaire un cataplasme de plantain mais maintenu cette fois-ci par un pansement. Ma blessure au talon droit saigne un peu.

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Régis Marcon, 3 étoiles au Michelin et accessoirement Bocuse d’Or, est donc l’homme qui m’a accueillie hier soir. Il est passé au Bistrot pendant mon dîner pour s’assurer que tout allait bien. Et moi « Je ne vous avais pas reconnu, merci pour tout » Lui « Peu importe qui je suis ». Une belle claque, un sacré souvenir.

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Je repars après quelques emplettes à l’épicerie du village. Après Saint-Bonnet-le-Froid, le chemin devient relativement plat, toujours bordé par des parcelles de résineux. Si les abords du village étaient plutôt du type PEFC, les kilomètres suivants sont de nouveau dégueulasses. Moi qui croyait que la coupe rase était interdite… Rien de particulier sous le soleil. Mon talon droit me fait mal, j’essaie de modifier ma démarche, avec les risques que cela peut entraîner…

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Enfin arrivée à Devesset, je longe le terrain de sport et entraperçoit des gens du voyage posés là avec des chevaux. Plus loin, je trouve une sympathique boutique multi-services où je peux me dépanner en serviettes hygiéniques ET en bière. Les gens sont sympas, on papote un peu. Ils m’indiquent que je peux bivouaquer près du lac que j’ai aperçu plus haut sur la colline. Ils parlent des gens du voyage, les critiquent et se demandent pourquoi ils ne sont pas encore expulsés… Je ne comprendrai jamais ce genre de remarque : dans un pays relativement calme et aisé comme le nôtre, il faut croire que le partage des biens est impossible avec des personnes non « intégrées ».

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Je marche encore deux kilomètres et décide de poser ma tente au camping du lac. La personne à l’accueil me montre le GR7 sur une carte IGN en 25 millièmes, cela fait bien longtemps que je n’en ai pas vu une ! Je pourrais profiter de mon étape du lendemain à Saint-Agrève pour me recharger en café et en tampons (mais quelle horreur les serviettes hygiéniques!). En allant prendre ma douche, je suis gentiment interpellée par une voisine qui me propose de charger mon téléphone sur la prise de sa caravane. Au final, je suis invitée à manger avec elle et ses trois enfants : raviolis et bière. Ils sont vraiment gentils. Je leur montre mon cataplasme de plantain. Puis je file me coucher !


J7 : Devesset ⇢ Les Vastres

Camping au camping !

Réveil hagard. J’abandonne ma ration de lentilles corail devant la caravane des mes voisins où tout le monde dort encore à mon départ. Elles sont trop longues à cuire et pèsent tout de même 500 grammes…

D’étranges bêtes rodent par ici…

5 kilomètres durement parcourus jusqu’à Saint-Agrève… Trop peu mangé hier soir, baisse de moral, je traîne. La chaleur arrive. Mauvaise indication donnée par l’Office du Tourisme, mais sentant le coup venir, je téléphone à Alex pour confirmer mon itinéraire. Des tampons enfin ! (les petits trucs qui améliorent mon confort).

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Je m’arrête dans un petit restaurant, entourée d’ouvriers du BTP qui se la racontent sur leur vitesse en voiture… Les cons. Je rejoins ensuite le GR qui fait chemin commun avec une des voies de Compostelle. Petite pause à l’ombre, j’en profite pour lire des petits messages, je me sens moins seule.

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Comme d’habitude (peut-on parler d’habitude en moins d’une semaine ?), je carbure après un bon repas pris à midi. Malgré la chaleur, je ne ressens plus de gêne pour progresser. Je traverse régulièrement de grandes zones ensoleillées mais je ne ressens pas forcément le besoin de faire davantage de pauses. Je me ravitaille en eau le plus souvent possible, même pour quelques goulées.

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Mes pieds commencent à être douloureux alors qu’il me reste encore 5 kilomètres jusqu’à Fay-sur-Lignon, mon objectif de la journée. À 18h, un couple m’indique qu’il me reste encore un kilomètre et quelques avant un petit village. Arrivée au lieu dit, je succombe à la bière de fin de journée à l’auberge du village, et en enlevant mes chaussures pour mettre mes tongs, je décide de passer la nuit ici. Après tout, cela fait une semaine tout pile que je marche. « Qui veut aller loin ménage sa monture ». En l’occurrence, tout mon corps réclame du repos.


Bilan de la semaine : 149,94 kms, 4 240 m D+

7 jours, 125 150 kilomètres, 4 départements traversés, 1 bobo au pied droit, des milliers de pensées qui me traversent le ciboulot, pas une seule courbature.

Pas facile de résumer une semaine de randonnée.
J’ai quitté la frénésie de la ville, les amis et la profession d’un coup, la première nuit dans la tente a été rude.
J’ai traversé de magnifiques paysages (excepté les forêts de conifères rasées à blanc, ça me fend le cœur à chaque fois), de belles prairies d’alpage alternant avec des forêts mixtes.

Je suis seule la plupart du temps : même sur les sentiers de grande randonnée ou le chemin de Compostelle, pas un chat.
Aussi, je chéris chacun des messages que je reçois et chacune des conversations que j’ai avec des locaux curieux ou de sympathiques commerçants.

J’ai testé pas mal de modes d’hébergement différents, en fonction des opportunités et de mon envie : bivouac sauvage, camping, gîte, auberge et même une nuit en Relais & Château.
Je prends le temps de bien manger le midi, souvent dans des petits restos, ça me redonne le sourire et je carbure à fond l’après-midi 🙂 (entre 14 et 27 kms par jour)

Je pourrais aussi vous parler de mes cueillettes sauvages qui agrémentent mes plats et mes grignotages, de la faune et la flore que je surprends régulièrement au détour du chemin…

Je pourrais aussi vous parler de la peur que je ne connais pas alors que tout le monde me demande « Mais vous n’avez pas peur ?« .
Ce à quoi je ne sais jamais quoi leur répondre…
Toutes les personnes que je croise sont gentilles et bienveillantes, au pire pas très causantes.
Je traverse suffisamment de villages pour me ravitailler si besoin, je ne manque de rien.
Je pourrai éventuellement avoir peur de ne pas tenir bon jusqu’à la fin et de manquer de courage, mais les quelques moments de doute sont dissipés par un coup de téléphone ou par un petit café au soleil.

Au final, pour le moment, je pense que c’est une belle expérience qui puise son intérêt à la fois dans la rudesse de la répétition et dans la beauté simple de ce que je vis.
(Et que j’ai vraiment besoin d’un équidé pour m’aider à porter mon barda !)

5 commentaires

  1. T’as été accueillie par Marcon himself O_O
    Incroyable.
    J’aime de plus en plus ce chef, de ce que j’en entend.

    Et magnifique parcours. Bravo !

  2. La tarte à la myrtille de la jasserie, Marcon et des raviolis, on se demande pourquoi tu t’embêtes avec des lentilles corails 😊. Bises et bon courage

  3. Merci de nous faire partager ton aventure avec tes moments de doute et de joie.
    Tu étais, en effet, chargée comme une mule.
    Quelle belle rencontre en effet avec ce chef étoilé, comme quoi, la convivialité et la simplicité ne sont pas toujours en lien avec l’échelle sociale.
    Nous attendons la suite de ton récit avec impatience.

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