Muraillère en devenir

En construisant ma seconde spirale aromatique en pierre sèche l’année dernière, j’ai rêvé que j’apprendrais un jour prochain à manier la pierre lors d’une hypothétique formation… C’est désormais chose faite grâce à l’association Écorce 🙂

Muraillère en devenir

Avant notre emménagement dans le Couserans, j’avais établi une liste des acteurs locaux dans différents domaines, dont l’éco-construction. L’association Écorce, basée près de Foix, avait retenu mon attention, notamment parce qu’ils organisent régulièrement des stages pratiques. Et parmi ceux-ci, la réalisation d’un mur de soutènement en pierre sèche.

Balagué, et les Pyrénées ariégeoises de manière générale, regorgent de murs de soutènement, très souvent laissés à l’abandon. Autrefois, des muraillers concevaient ces ouvrages et les rénovaient si nécessaire :

Ce terme désigne le « maçon » qui utilise la technique traditionnelle de la pierre sèche, c’est-à-dire un assemblage de pierres brutes peu ou non taillées, sans utilisation de liant ou de mortier (ciment, terre, chaux). Cette technique se qualifie par un jeu d’empilement habile et un calage de différentes pierres entres elles, selon leur poids, leurs formes et leurs volumes.

Elle est très utilisée par exemple pour créer des terrasses de culture en zone montagneuse ou encore pour la construction de murets délimitant les parcelles de prairies et les voies de circulation. Ces ouvrages comportent de nombreux avantages pour lutter naturellement contre l’érosion et le ruissellement des eaux et constituent même une prévention aux risques d’inondations.

Source

J’ai toujours aimé les vieilles pierres, que ça soit dans le Vercors ou ici… Sous toutes ses formes : habitations, granges, en bordure de prairies et de jardins, terrasses et autres murs de soutènement. Voir tous ces ouvrages tomber dans l’oubli et constater la perte d’un savoir-faire me motive d’autant plus à mettre la main à la pâte, à ma petite échelle.

Grâce à notre formateur, Jacques Crissot, ces quatre jours m’ont permis d’apprendre les bases de la réalisation d’un mur de soutènement en pierre sèche : fruit, panneresse et boutisse, ciseaux et têtu, autant de nouveaux mots qui bonifient désormais mon vocabulaire.

Je me sens prête à travailler sur un petit ouvrage local, pour contribuer au maintien de notre village tout en continuant à apprendre. Et puis pourquoi pas, à la manière de l’agriculture open-source, partager ce savoir de manière « ouverte » avec les personnes intéressées.

Crédits

Photographies d’Éléa

Un commentaire

  1. Quelle belle initiative.
    Lors de nos balades, nous trouvons parfois ces murets et ils ont traversé le temps sans bouger.
    Ils font parti du patrimoine alors tu as raison de vouloir les entretenir.
    Bisous à vous 2.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.