Autoconstruction / La Cabane au fond des Bois

Vite ! Agrandir notre cabane avant d’emménager

Mars 2018. Après une brève étape de bûcheronnage pour préparer nos 4 poteaux, nous commençons réellement le chantier en acheminant petit à petit du douglas.

Première étape : un bon gros solivage

Pour nous arrimer solidement, nous pré-perçons la structure avec une mèche de 10 et utilisons des tiges filetées. Les solives sont assemblées avec une muraillère.

Vue générale du solivage en douglas
Vue générale du solivage en douglas
Le plaisir de travailler sous la neige
Le plaisir de travailler sous la neige

Panneaux d’ossature bois

Nous avons choisi de réaliser les panneaux de notre extension en douglas, avec des sections de 3/10 pour pouvoir ultérieurement isoler avec de la fibre de bois de 10 cm d’épaisseur.

Notre contreventement est placé à l’intérieur avec des sections de 4/4, qui seront entourées d’isolant de 4 cm d’épaisseur.

Nos panneaux sont fixés dans les poteaux avec des tire-fonds et vissés au solivage.

Une fois les panneaux posés, nous pouvons couper les extrémités des poteaux qui dépassent. Pour cela, je monte sur l’échelle avec la tronçonneuse et je m’applique à les scier à plat et de niveau, tandis qu’Alex assure la chute des extrémités en les accompagnant avec une corde.

Les trois premiers panneaux sont posés !
Les trois premiers panneaux sont posés !

Charpente de l’extrême

La pose des sablières se fait sous une tempête de neige, nous sommes déjà fin mars…

Malgré cette météo dantesque, le chantier continue. Mon petit frère, de passage dans la région, nous aide pendant plusieurs jours, la charpente avance bien.

Le raccordement de l’extension

L’un des enjeux majeurs de cette extension de cabane est de nous raccorder proprement à la première partie. Nous devons donc nous en assurer à chaque étape.

Par exemple, la pose de notre solivage doit se faire de niveau avec l’autre partie. Nous nous retrouvons également avec de « petits panneaux » entre la partie 1 et les poteaux. Nous réalisons un petit solivage pour relier les deux structures.

De même, un des pignons doit suivre la même pente que le toit déjà existant, pour un futur raccord de charpente.

Tout cela nous prend du temps et nous impose pas mal de casse-têtes…

Jonction des deux parties de la cabane en cours. Ici, le solivage.
Jonction des deux parties de la cabane en cours. Ici, le solivage.

Couverture

La couverture est une étape assez simple. Toutefois, nous devons parfois composer avec une météo capricieuse, notamment lors de la pose du bac-acier, un jour où des rafales à 100 km/h étaient annoncées.

Mais la fin de cette étape nous réjouit : nous pouvons enfin travailler – presque – au sec, à l’abri sous la toiture 🙂

Protection de l’ossature extérieur

Le toit posé, nous avons enrobé notre cabane de pare-pluie, puis fixé des liteaux de 2/4.

Le fait d’avoir choisi des poteaux en bois rond dans les angles commence vraiment à nous poser question. Pas facile de faire le tour de l’ossature proprement avec un volume biscornu.

Mais le jeu en vaut la chandelle : désormais, avec le pare-pluie, nous prenons mieux conscience du futur volume de l’intérieur de la cabane. Sans parler des ouvertures réservées pour la pose des menuiseries !

Le printemps fait officiellement son arrivée à la cabane avec la floraison du merisier.

La cabane derrière le merisier
La cabane derrière le merisier

Mais, début avril, soit moins d’un mois avant le départ officiel de notre location, mon père nous fait réaliser que nous avons complètement délaissé la préparation de notre déménagement : la maison est encore pleine à craquer de meubles et d’affaires à trier.

Nous mettons alors un coup de frein à la conception de notre cabane et nous replongeons dans les cartons

Prochaine étape : le déménagement !

6 commentaires

  1. Bonjour, je découvre votre blog depuis quelques jours et je suis touchée et impressionnée par votre parcours, ce que j’en ai compris à travers ces petites notes pas toujours reliées mais passionnantes à lire.
    Ou en etes vous maintenant ? cette dernière note, datée de janvier de cette année narre décrit vos travaux de mars 2018 alors la frustration du lecteur est grande, ma frustration est grande, de ne pas savoir la suite. Allez vous continuer à nourrir ce blog (peu importe le décalage temporel finalement) ou bien etes vous passés sur un autre support ?
    en tout cas tous mes encouragements dans votre aventure, dans vos aventures entremèlées.
    isabelle

    1. Bonjour Isabelle,

      Merci pour votre commentaire ! Je l’avoue : pas facile de garder le rythme de publication alors que la vie continue ici-bas. Mais sachez que j’ai l’article suivant sous le coude (comprendre : en cours de relecture, il manque encore quelques photographies), je pense le publier ce soir 🙂

      Pour information, nous avons chacun un compte sur le réseau social Instagram, qui sont davantage mis à jour : https://www.instagram.com/delabruyne/ et https://www.instagram.com/lancelot.alexandre/.

      Merci énormément pour vos encouragements, nous n’avons pas trop de réactions à nos articles d’habitude, alors nous apprécions qu’une personne qui ne fait pas partie de nos ami.e.s ou de nos familles nous laisse un commentaire.

      Belle soirée (et je me garde votre blog à lire pour demain),

      Laetitia

      1. Bonjour laetitia,
        merci de cette réaction rapide, me voilà rassurée, votre aventure continue et je saurai la suite tôt ou tard! je m’abonne !
        Instagram fait partie des trucs auxquels je ne me suis jamais branchée et j’espère résister encore. La temporalité instantanée ne me convient guère, en partie à cause de mon mode de vie d’itinérance en voilier, et je pratique moi-même plus l’écriture que les images.
        Mais si votre lectorat est réduit, je comprends qu’il soit difficile de se mobiliser pour l’effort d’écriture. J’ai bien aimé les petites notes des tâches au jardin que vous écrivez autant pour le lecteur que pour votre mémoire…
        encore bravo , je viendrai peut-être, si vous le permettez, vous rendre visite à mon retour en france, dans quelques mois, car j’ai dans l’idée de faire un tour de france de quelques projets pilotes d’un mode de vie soutenable, avant de me resédentariser moi-même dans cet état d’esprit.

        isabelle

        1. Et voilà, article publié !

          Je partage vos réticences concernant IG, j’ai longtemps « lutté » également et puis m’y voici quand même aujourd’hui.

          J’ai bien aimé mes petits articles jardin aussi ! Il faudrait que je m’y remette. Peut-être.

          En tout cas, vous êtes la bienvenue à votre retour dans notre petit paradis, on adorera vous entendre parler de votre itinérance en voilier 🙂

          Bonne soirée,
          Laetitia

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