De la forêt aux poteaux, notre cabane prend de la hauteur

Nous avons démarré les travaux de la cabane avec un peu de retard car le mois de février a été bien avare en rayons de soleil.

Nous commençons par déplacer le tas de bûches pour libérer l’espace de l’extension, puis le décaissement du terrain peut démarrer. La terre étant très argileuse, le travail par temps humide n’est pas des plus agréable car nous nous retrouvons vite avec des semelles compensées de boue 😉

On devine peu à peu la place occupée par la future extension
On devine peu à peu la place occupée par la future extension

À pas de loup dans la forêt

L’étape suivante est de sélectionner des arbres dans notre forêt (et ça c’est vraiment cool !), en vue de les utiliser comme poteaux. C’est l’occasion de mettre en pratique ma formation de sylviculture douce et de bûcheronnage, et de transmettre mes quelques connaissances à Alex.

Ici, pas d’engin de débardage qui tasse le sol et crée des ornières, à peine une tronçonneuse pour nous aider dans l’abattage. Nous effectuons notre balade de reconnaissance au milieu des arbrisseaux et des ronces, le nez en l’air, pour sélectionner de beaux arbres droits, sans fourche en dessous de 4m50, d’un diamètre moyen de 15 cm à hauteur d’humain.

Je n'aime pas "tuer" des arbres, alors autant le faire proprement...
Je n’aime pas « tuer » des arbres, alors autant le faire proprement…

Les frênes retenus représentent tout de même un poids certain à déplacer, il faut de plus les tracter en pente, et sont parfois abattus à 200 mètres de la cabane. Alex imagine donc un ingénieux système de traction humaine à base de poulies et de corde statique. Il tracte ensuite les troncs d’arbre en arbre, jusqu’au poteau final de la cabane.

Tandis qu’Alex développe sa musculature de montagnard, je m’attelle au maniement de la plane : à califourchon, j’écorce les troncs pour en supprimer les premières épaisseurs, les plus tendres et les moins durables.

De l’arbre au poteau

Par une belle journée ensoleillée, accompagnés d’une damoiselle du feu et de deux damoiseaux de l’élévation, nous brûlons superficiellement la base des troncs afin de créer une réaction des couches inférieures du bois (technique du bois brûlé). Cela retardera d’autant plus l’emprise du temps sur nos poteaux.

Cette méthode est très facile à mettre en place, il suffit simplement d’être attentif et de tourner régulièrement les troncs pour qu’ils brûlent de manière homogène sur la hauteur désirée. Le bois vert dégage pas mal de fumée, aussi il est préférable de le réaliser dehors.

Nous plaçons ensuite les poteaux dans des trous de fondation d’une hauteur moyenne de 40 cm, puis rebouchons avec de la terre en la tassant bien. Ça tient, même sans contreventement !

Changement de plan(s)

Ça prend forme :)
Ça prend forme 🙂

Nous avions initialement prévu d’agrandir la cabane avec une pièce mixte chambre-bureau. Mais sur le terrain, une fois les poteaux en place, nous nous sommes rendus compte que leur hauteur nous permettait de créer une mezzanine et donc de libérer de la place pour un petit salon.

Nous allons donc revoir nos plans (et un peu complexifier la conception par la même occasion…) à la lueur de cette nouvelle idée.

Prochaine étape : réceptionner le bois de la scierie, réaliser le solivage et monter les pans d’ossature bois !

4 commentaires

  1. Je crois que vous ne pouviez pas trouver mieux pour mettre en pratique toutes vos convictions écologiques.
    Alex est, comme son papa, très ingénieux.
    Et toi, Laetitia, tu sembles utiliser la tronçonneuse avec beaucoup de dextérité.
    Nous sommes impatients de lire et de découvrir la suite de vos travaux.

  2. Trop cool, ça me permet de comparer aux travaux que j’entreprend 🤣. On vient d’acheter une maison avec Alex. Le plus long a été d’identifier un distributeur dans le coin avec une responsabilité écologique et éthique sur ces produits.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.