Ainsi l’homme créa l’agriculture…

par Laetitia

Les excréments humains, ensevelis près des cavernes ou des huttes, contenaient les premières graines d’origine agricole, et qu’ensuite la sélection de fruits s’effectua de la même manière. G.A. Robinson trouva des « prunes indigènes douces » dans des bosquets autour des établissements aborigènes de Tasmanie, et montra que la tomate indigène arborescente, ou pomme kangourou, est grosse et charnue seulement dans des sites anciennement occupés par l’homme ou portant trace de son passage. De telles plantes peu à peu développent une dépendance vis-à-vis de l’homme et deviennent de ce fait domestiquée. Ainsi l’homme créa probablement l’agriculture, au cours des âges, comme le résultat inconscient d’une tendance vers la sédentarisation.

Bill Mollison & David Holmgren, Permaculture 1 (1978)

Tout a sa raison d’être…

par Laetitia

Et c’est ainsi, en observant de très près les habitudes de la nature, que l’on redécouvrira des lois oubliées, tout un système de relations entre les bêtes et les plantes, une grande chaîne d’entraide de tout ce qui vit sur terre. Du plus petit ver de terre au plus grand arbre de nos forêts, tout a sa raison d’être.

Depuis toujours, j’avais le sentiment  de ces correspondances entre les choses. Les poètes en ont fait des sonnets. Aujourd’hui, les hommes de science en font des constats. Et cela me plaît tout autant. Car les poèmes, on les récite le soir à la veillée.  Les constats, on les applique le matin aux champs.

– Maurice Mességué, C’est la nature qui a raison (1963)