Voter pour ses idées…

par Laetitia

(Voter utile, c’est) un piège qui dévoie la politique de ce qu’elle devrait être : choisir le moins pire sur la base de sondages, dont on sait à quel point ils peuvent se tromper, ce n’est pas choisir, mais admettre que son vote personnel n’a pas d’importance […]. Il faut voter pour ses idées, c’est la seule façon de redonner à la politique ses titres de gloire — et sa réelle importance.

— Laurence, lectrice de Reporterre

Voter pour un programme, avec lucidité, en sachant que tout ne sera pas appliqué.
Voter pour la bienveillance, la vie, le pluralisme, la beauté, et non pas contre des chimères dont il est si facile d’avoir peur.
Voter en ayant foi en l’avenir.
Voter dimanche n’est qu’un début, nous pouvons à tout moment nous impliquer dans la politique locale, là où nos idées ont un vrai pouvoir.

Une vraie pomme, ça flétrit…

par Laetitia

Moi habitant de la planète nommée Terre, je reconnais appartenir à un ensemble de phénomènes naturels dont l’équilibre est fragile. Je reconnais que la moindre destruction de cet équilibre peut avoir des effets à des milliers de kilomètres.

Moi habitant de la planète nommée Terre, je n’ai pas besoin d’être écologiste pour vouloir minimiser mon impact sur la destruction de la planète.

Moi consommateur, je suis entièrement responsable, à chaque achat que je fais, de ce à quoi je participe. Je peux choisir de fermer les yeux, de les ouvrir et d’acheter quand même, de les ouvrir et de ne pas acheter. Je suis libre, entièrement, de choisir.

Moi consommateur, je m’engage à appliquer à chacun de mes achats le simple bon sens.

Moi consommateur avec du bon sens, vous ne me ferez pas manger des fraises ou des tomates en hiver.

Moi consommateur avec du bon sens et soucieux de mon porte-monnaie, je choisirai le vinaigre blanc et le bicarbonate de soude plutôt que tout produit ménager.

Moi consommateur avec du bon sens, je ne me limiterai pas à l’étiquetage simplifié. Une étiquette Sans additif, ne m’enlèvera pas le réflexe de regarder derrière. Un feu vert ne me fera pas acheter aveuglément.

Moi consommateur plein de bon sens, j’appliquerai un principe très simple : ce que je ne comprends pas, je n’achète pas.

Moi consommateur de bon sens, je m’engage à me moquer ouvertement des publicités que vous créez pour me convaincre d’acheter un produit. Quand votre jambon sera rose, je rigolerai. Quand votre pâte à tartiner sera pleine de cacao et de lait, je rigolerai. Je rigolerai devant mes parents, mes enfants, mes amis, et je les entraînerai avec moi dans un rire tonitruant qui fera trembler vos empires quotés en bourse.

Moi consommateur citoyen, je parlerai à mes amis, à mes parents, à mes enfants, sans jugement et sans condamnation, quand ils m’inviteront au Starbucks ou quand ils achèteront du Coca Cola, pour qu’ils retrouvent cette conscience que leurs actes individuels participent à un ensemble.

Moi consommateur parent, j’expliquerai à mon enfant qu’une vraie pomme ça flétrit, et qu’un vrai jambon n’est pas rose.

Moi individu affectionnant tellement ma liberté, je déclare qu’on m’a assez longtemps pris pour un con.

Sarah Roubato, via WeDemain

Le bio, mon ami qui ne bat pas sa femme…

par Laetitia

C’est quand même débile quand on arrive dans les super-marchés qu’il est marqué en grand « Produits bio ». […] Ils devraient mettre « Produits dégueulasses » (NDLR : sur les produits non-bio). C’est comme si vous présentiez un ami en disant « Tu connais mon pote Thomas qui frappe pas sa femme ?« 

— François Damiens, le 8 mars 2016 dans l’émission « Si tu écoutes, j’annule tout » sur France Inter

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Un Homme libre…

par Alex

Crète entre le Tuc de la Seube et le Cap d'Auternac

Crète entre le Tuc de la Seube et le Cap d’Auternac

Un Homme libre, c’est quelqu’un qui choisit peut-être son itinéraire. Comme quand t’es en montagne, tu sais, tu choisis ta trace. […] Donc c’est pour ça que je fais de la montagne : parce que j’ai envie de choisir par où je vais monter, […] par où je vais passer.

Faut se poser les bonnes questions, faut faire les bons choix. Des fois tu te trompes et dans la vie c’est pareil.

— Stéphane Brosse, Déjame Vivir

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L’espoir d’une aube sans cesse renouvelée…

par Laetitia

J’écoutais mon coq chanter, ce joli chant de fin de nuit pour qui sait l’apprécier, car il est plein d’espoir d’une aube sans cesse renouvelée, fidélité du soleil malgré toutes les saloperies que l’on inflige au petit bijou bleu de son système… Et me sont revenues des images : le bras secondaire de la rivière où mon père amarrait sa barque (les arbres des deux rives s’y rejoignaient en laissant filtrer des lumières magnifiques) ; le deuxième jardin de mes parents à l’écart du village sur une parcelle bordée de haies où nous allions faire les récoltes à la fraîche ; la vigne de mon grand-père, petit carré égaré au milieu d’autres lopins que nous rejoignions par des chemins abrités par d’autres haies encore…

Et puis, années 70, remembrement… Tout ça a disparu […].

Alors j’ai compris pourquoi je suis revenue vers un métier de l’agriculture : c’était ma « compensation carbone » à moi, après tous ces massacres auxquels j’avais assisté enfant. Renouer avec la terre, travailler avec des centaines de variétés végétales, planter des arbres, et bien nourrir les gens, afin qu’ils pensent bien.

— Mireille Bouteyre, lettre au journal L’âge de faire n°104, à propos du livre de Fabrice Nicolino « Lettre à un paysan sur le vaste merdier qu’est devenue l’agriculture« , évoqué dans un précédent article du journal.

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Construire une vraie relation avec notre environnement…

par Laetitia

Quand tu te balades sur la plage avec un sac, tu comprends que la majorité des déchets vient de la terre, arrive dans la mer par les fleuves et les rivières, et est en partie ramenée sur la plage par la mer.

Tu ne peux pas chercher les coupables, tu es obligé de te dire que la solution, c’est de produire moins de déchets, tu comprends que c’est la société de consommation le problème.

On ramasse six tonnes de déchets par an. C’est pas ça qui va sauver le monde. Par contre, ça nous permet de construire une vraie relation avec notre environnement, on l’observe, on le défend un peu, on développe une vraie sensibilité, c’est très fort et très beau.

— Thomas Hemberger, « ramasseur de l’ombre », interviewé par Rue89

Recycler tout en augmentant la fertilité de la terre…

par Laetitia

Certains paillis sont acidifiants et modifient la nature de l’humus : hêtre, châtaignier, résineux, bruyère ; d’autres sont améliorants : herbe sèche, tilleul, noisetier, charme, prunus, restes de culture. […] Il ne faut pas craindre un changement de nature de sol. La rotation des paillis, en utilisant tous les déchets verts du jardin, reste la meilleure solution pour les recycler tout en augmentant la fertilité de la terre.

— Denis Pépin, « Pailler avec ce que l’on a sous la main« , revue 4 saisons du jardin bio n°213