Trail du Mourtis 2017

par Alex

Le tour du Cambre d’Aze étant reporté à la mi-juillet,  je peux donc participer au trail du Mourtis. J’y avais participé l’année dernière dans des conditions climatiques dantesques. Pour cette nouvelle édition, le temps est au beau. Et ce n’est pas plus mal car le parcours a été gonflé de 7 km et 400 mD+. Au final, c’est pour 42 km et 3 000 mD+ de « bonheur » que je m’élance ce samedi 20 mai 2017.

C’est toujours avec plaisir que je retrouve les mêmes visages sur la ligne de départ. « Qu’est ce que tu fais ? Qu’est ce que tu prépares ? Tu connais telle ou telle course ? … » Bref on cause de trail. C’est finalement comme parler de bouffe pendant un bon repas. À la différence que le vin rouge dans la gourde n’a plus vraiment de succès depuis les années 40 !
« Allez, 3, 2, 1 partez ! » Un peu comme pour l’édition 2016, je démarre sagement. La montée jusqu’au sommet du Gar à 1 785 m se passe très bien. J’ai longtemps hésité à prendre les bâtons pour cette course, mais finalement je suis content de les avoir et j’en profite à chaque grimpette un peu longue. C’est quand même une belle bosse de 800 mD+… En haut, le paysage est magnifique mais pas le temps de rêvasser, il faut descendre !

Normalement, j’avais prévu d’y aller « molo » pour garder du jus pour la suite. Mais en fait, les descentes c’est ma drogue !
Et celle-là, c’est du caviar. D’abord 300 mD- de chemin pierreux et technique où il faut (normalement) faire attention pour éviter la sanction. J’aime ce type de terrain et je m’amuse comme un fou. Ensuite, il y a 700 mD- de descente dans les bois. Ici je lâche les chevaux, je débranche le cerveau et j’oublie par la même occasion que derrière il reste 28 bornes à faire…
Arrivée à Bezin, je me dis que je suis un peu bête, mais en même temps que ça en valait vraiment la peine !

Maintenant j’attaque : 5 km de faux-plat montant jusqu’à Boutx. D’un seul coup, je ne m’amuse plus et mon rythme diminue rapidement. Heureusement je retombe sur un coureur avec qui j’avais couru l’an passé au trail du Cagire. On papote et finalement ça passera assez vite jusqu’au kilomètre 26, le col d’Espone. Mais là, comme un coup de marteau sur la tête, je n’avance plus et laisse mon ami partir. Il faut dire que ce chemin/piste ne monte pas franchement, il nous faut 12 km pour grimper de seulement 800m. C’est un rythme de course que je n’ai pas l’habitude d’avoir et mes jambes ne comprennent pas trop ce qui leurs arrive. Devant moi, encore 5 km « plat », mais cette fois sur un petit sentier dans les bois. Je me sens tellement faible, c’est fou… Je rattrape un coureur tant bien que mal, je m’accroche à lui. On discute. Je retrouve à nouveau le moral et l’envie d’en découdre. Ça tombe bien, terminé les petites côtes longues et sans saveur, bonjour les grosses bosses et la sueur !

Après une petite halte au ravito du col d’Artigascou, c’est à nouveau seul que je m’attaque aux pentes du Tuc de Seneviès. C’est drôle comme quelques encouragements et le sourire des bénévoles peuvent remettre sur pied un traileur un peu fatigué. La montée est costaude, mais ça va, tout se passe bien. En haut, les nuages rasent la crête et nous font profiter d’un peu de fraîcheur. Je me perds un peu dans le brouillard. Très rapidement, un bénévole m’indique le chemin et je redescends vers le col d’Artigascou retrouver la Banda et les Tuc®. Cette descente m’aura sciée les pattes, mais pas le temps d’y penser qu’il faut maintenant grimper les dernières bosses de la journée : le Mont Sijol et le Tuc de l’Étang culminant lui à 1 816m. Soit encore 400 mD+ avant de pouvoir retrouver la station du Mourtis.

C’est pas facile c’est sûr, mais sachant que c’est le dernier coup de cul, je donne tout. Je rattrape un coureur, mais je serais la motivation qu’il lui fallait. 5 minutes après il me double en me remerciant d’avoir fait le lapin devant. Chacun son tour ! Après un tout petit kilomètre de crête qui m’en aura semblé dix, j’atteins enfin le Tuc de l’Étang, Je vois l’arrivée d’où je suis, seulement deux kilomètres me séparent d’une chaise.
J’entends Laeth scander mon nom, là c’est sûr, j’arrive au bout. Quelques coups d’œil par-dessus mon épaule pour vérifier que l’on ne me double pas, quelques mètres avec Lætitia et Nova, encore une centaine de mètres. Je savoure, je profite de mon arrivée. Je boucle ce marathon en 5 heures 54 minutes et 33 secondes, usé mais vraiment content.

Encore un grand merci aux bénévoles pour tout, et à l’auberge la Soulan pour la douche !

Photos par Yann Canals

Résultats

  • Distance : 42 km
  • Dénivelé : 3 000 m
  • Temps : 5 heures 54 minutes et 33 seconde
  • Classement : 21e au scratch, 17e Senior Homme

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