Trail

Luchon Aneto Trail 2016 – La Venasque

Nous sommes déjà en juillet, c’est fou comme le temps passe vite. C’est au départ de « la Venasque », l’une des trois courses du Luchon Aneto Trail 2016, que ma journée va commencer. Je l’aborde comme étant l’une de mes « courses objectifs » : je vais me donner à fond pour essayer de faire un bon temps. Il est 8h00, il fait beau, et le coup d’envoi de cette balade de 45km et 2.800mD+ est donné !

Nous sommes un peu moins de 500 coureurs au départ, et je dois rapidement me placer en avant du peloton pour ne pas me retrouver bloqué dans les premiers kilomètres de mono-trace où il sera difficile de doubler. Le rythme sur ce sentier boisé est assez rapide, mais les sensations sont bonnes, alors je garde ce rythme jusqu’au 5e kilomètre. Là, je passe le pont de Lapadé pour commencer réellement la montée jusqu’à l’Hospice de France. Comme à mon habitude, je me colle à la première féminine et j’essaie de la suivre. Ce n’est pas chose facile quand celle-ci n’est autre que Marie-Noëlle Bourgeois, une sacrée championne qui nous vient de la Réunion. Alors, au 8e kilomètre, quand je quitte le sentier pour de la piste, je la laisse filer. Et là c’est long, je n’aime pas courir sur les pistes forestières. Il faudra pourtant bien rejoindre la cabane de Campsaure au 13e kilomètres pour en finir. À partir de la cabane, le spectacle est extraordinaire. À couper le souffle ! Une fenêtre sur les pâturages d’alpages et les hauts sommets s’ouvre à moi. La motivation revient et je fonce vers l’Hospice de France en contre-bas.

Il y a beaucoup de monde à ce premier ravitaillement, et tous les encouragements fond chaud au cœur. Déjà quinze kilomètres de parcouru. Je fais le plein d’eau, la montée jusqu’au Port de Vénasque va se faire sous un soleil de plomb. Mais encore une fois, quel spectacle… Dans cette ascension, j’ai les jambes légères et je cours quasiment tout le temps pour atteindre le refuge de Venasque au 20e kilomètre. Je repasse devant Marie-Noëlle Bourgeois et plusieurs autres personnes, c’est bon pour le moral. Ensuite, la pente se redresse peu à peu et le sentier se finit en une multitudes de tout petits lacets jusqu’au tant attendu Port de Vénasque à 2.444 m. La vue sur le massif de la Maladeta et de l’Aneto est superbe. Il me faut maintenant rejoindre le Pas de l’Escalette pour redescendre à l’Hospice de France.

La descente du Pas de l’Escalette à l’Hospice de France est très roulante, je cours relativement vite, mais je sens aussi que je m’épuise vite. Malgré cela, après avoir quitté le ravitaillement de l’Hospice, je sais ne pas m’être nourri suffisamment. Maintenant c’est trop tard : je commence la dernière bosse de ce parcours pour rejoindre au kilomètre 32 le même chemin qu’à l’aller et ce jusqu’à l’arrivée à Luchon. La descente est vraiment dure pour moi, je devrais pouvoir galoper sur ces sentiers mais non, mes jambes n’ont plus de jus. Je me fais doubler par trois coureurs dont Marie-Noëlle, j’essaie de suivre, mais rien à faire. Il me tarde maintenant d’arriver.

Et enfin après huit kilomètres à lutter pour retrouver la motivation de courir, le bruit de l’arrivée se fait entendre, mais j’entends aussi un coureur filer derrière moi. C’est avec un « Allez Alex, te fait pas doubler maintenant ! » comme mantra que je cours ce dernier kilomètre. Et enfin, l’arrivée comme délivrance, une chaise pour récompense…

Je termine en 22e position et boucle ce trail en 5h29 et 55 secondes. J’avais dit à Lætitia que si je faisais 6h, ce serait bien, et que 5h30, ce serait super. Objectif atteint !

Photos : Merville trail et Krys running mag.

Résultats

  • Distance : 45 km
  • Dénivelé : 2 800 m
  • Temps : 5h29 et 55 secondes
  • Classement : 22e au scratch, 11e Senior Homme.

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